Un spectacle à ne swiper sous aucun prétexte !

Théâtre

En enquêtant sur l’univers des applications de rencontre, une journaliste, elle-même à la recherche du grand amour, découvre le fonctionnement opaque et patriarcal de ces applications. S’engage pour elle une course effrénée pour s’orienter dans ce labyrinthe des Big Data …

Quand l’algorithme s’en mêle

Pourquoi est-ce si difficile de trouver l’amour à l’ère des connexions instantanées ? À force de glisser, liker et matcher, on pourrait croire que Cupidon s’est digitalisé. Et pourtant… Derrière l’écran, la quête reste la même : celle d’un lien vrai, d’un regard qui dure plus qu’une notification. Après une rupture, une journaliste plonge dans le grand bain de Tinder. En quelques jours, les matchs s’enchaînent, les messages fusent, l’ego reprend des couleurs. Mais sous la surface brillante des profils parfaits, se dessine une autre histoire : celle d’une génération en quête d’amour à l’heure du tout-écran.

Un jour, la journaliste Judith Duportail apprend une information qui va la laisser bouche bée. L’application délivre une note secrète de « désirabilité » (Elo score) à chaque utilisateur et utilisatrice. 

45 millions de swipes par jour en France

S’engage pour elle une course effrénée pour s’orienter dans ce labyrinthe des Big Data et découvrir que ce type d’applications de rencontre agissent sur notre cerveau avec les mêmes codes que le casino : la récompense aléatoire et variable. Pour finalement en développer une accoutumance.

La raison ? Les créateurs de l’application ne vont pas s’enrichir si la personne a trouvé l’âme sœur. Plus la personne reste longtemps sur l’application, plus Tinder s’enrichit…

Le cœur a ses bugs que l’algorithme ignore

Sous des airs de liberté et d’émancipation, l’univers de Tinder cache une mécanique bien moins glamour. Dans son enquête percutante, Judith Duportail lève le voile sur un algorithme profondément inégalitaire : derrière les promesses d’amour 2.0, se niche une hiérarchie archaïque où les femmes sont notées, triées, classées. Plus jeunes, moins diplômées, moins rémunérées — c’est ainsi qu’elles plaisent au système. Tandis qu’un homme ambitieux voit son score grimper, une femme au même profil le voit chuter. Une plongée vertigineuse au cœur des biais invisibles du numérique, où même le désir semble programmé par des lignes de code.

02.11 – 20h30 / € 13 / 26

03.11 – 19h30 / € 13 / 26

04.11 – 19h30 / € 13 / 26

Une création de La Tricoterie d’après le récit de Judith Duportail
Mise en scène Xavier Campion
Avec Alexia Depicker
Adaptation et dramaturgie Claude Enuset
Assistanat mise en scène Zoé Pauwels

Création vidéo et sonore Sébastien Fernandez
Création lumière Claude Enuset
Régie Colin Petit-Bain

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