Septembre, c’est la reprise de ces immuables, routines et habitudes, qui scandent le temps pour le rendre consistant. C’est la rentrée des classes, aussi ! Et la reprise des activités tout public, des formations toutes générations. Arts, sports, jardins, technologies, développement personnel, travaux manuels… À Uccle, les possibilités sont immenses pour qui veut apprendre, s’initier, se perfectionner. Tour d’horizon.

SUR LES BANCS D’ÉCOLES

Vive la rentrée !

Il y aurait quelque 30 établissements scolaires à Uccle : des maternelles aux secondaires, communal, fondamental, spécialisé, artistique ou académique. Des cours de promotion sociale pour adultes aux écoles de devoirs pour ados ou à la préparation au jury central. 

À l’école primaire Notre-Dame de Wolvenberg, la rentrée est déterminante. « On démarre par la mise en place de la vie citoyenne », explique la directrice Perrine Molter. Le premier jour, les grands accueillent les petits en jouant au Parc de Wolvendael. Ensuite, tous ensemble, ils créent les lois de l’école basées sur le respect mutuel concrétisé par l’affichage de la charte annuelle. L’axe de pédagogie active repose sur trois piliers : observer, associer, exprimer, et ouvrir le champ de l’esprit scientifique. Ici pas de bulletin, pas de comparaison : on acquiert différentes ceintures. Au niveau du Covid : on pratique les gestes barrières, on lave les mains… Les cours se donnent dehors sur un lopin du Plateau Avijl ou à la Ferme d’Uccle. On travaille avec ce qu’il y a autour, comme le marché de Saint-Job. On a lié l’informatique à l’école avec prêts de tablettes ou smartphones. »

Pour inscrire votre enfant dans l’une des 9 écoles communales d’Uccle, c’est par ici  


Les 66 activités reprennent de plus belle au parascolaire d’Uccle : judo ou Jiu-Jitsu, tennis ou tir à l’arc, volley ou VTT, codage ou activités scientifiques pour les enfants de 2 à 16 ans.  Les élèves plus récalcitrants se feront aider à l’école des devoirs de La Roseraie. Ou auront recours à la Médiation scolaire, véritable point d’appui pour les élèves autant que pour les parents pour éviter le décrochage scolaire.
Sans oublier l’ASBL PAS (Email lepasasbl@hotmail.com) qui accompagne enfants, jeunes ou adultes issus des quartiers moins favorisés d’Uccle.

Pour les sportifs qui veulent combiner passion et études, Le Roseau propose dès la rentrée le Tennis Étude, en partenariat avec L’Athénée Royal Uccle 2 : pour les 3e secondaires, 4 heures de tennis par semaine et préparation physique spécifique, en plus des maths et de la géo.
En parallèle, les enfants perfectionnent leur anglais chez Kids&Us où les cours sont donnés de manière ouverte et imaginative. Les petits geeks s’initient à la robotique avec les outils ludiques des ateliers de programmation CoderDojo, gratuits pour les enfants de 7 à 18 ans.


VIVRE SA DIFFÉRENCE

Apprentissage de la langue des signes

Parce qu’on ne naît pas tous égaux, mais que la différence peut être une force si on l’accompagne. L’IRSA par exemple, l’Institut Royal pour Sourds et Aveugles, mise sur un projet pour chacun. Depuis 185 ans, l’institution accueille chaque année quelque 650 personnes handicapées sensorielles. Deux nouveaux bâtiments viennent d’être inaugurés, spécialement conçus et adaptés pour les résidents adultes et les jeunes sourds dans le parc de 4,5 hectares. « Si nous avons pu tirer des leçons en matière numérique et sanitaire pendant le confinement, notre tâche prioritaire est de retrouver pour nos jeunes et leur famille un équilibre psychologique et social. L’avenir pour l’IRSA est plus que jamais de jouer un rôle central en termes de participation sociale des personnes handicapées et de partage de ses ressources sur son site d’Uccle avec la Société. Cet enjeu est le même que celui qui s’offre à nous pour toute personne fragilisée : jeune, âgée, ou handicapée », plaide le directeur Reginald Beyaert.


Parce que le mot « inclusion » est la nouvelle norme, Happycurien permet aux personnes en situation de handicap de s’insérer pleinement en tant que membre actif dans la société en leur proposant des emplois, des loisirs et un lieu de vie en habitat solidaire inclusif.

Au fait, pourquoi la rentrée scolaire est-elle au mois de septembre ?

Autrefois, les vacances se calquaient sur les célébrations religieuses. L’essor de l’agriculture voit aussi se développer l’absentéisme scolaire, les parents ayant besoin de l’aide de leurs enfants pour les récoltes et les vendanges. Pour contrer cela, le pape Grégoire IX ordonne en 1231, aux écoles de fermer pendant le mois de septembre. La rentrée des cours avait alors lieu en octobre. Avec l’industrialisation, les familles plus aisées partent en vacances aux mois de juillet et août pour profiter de la chaleur de l’été en bord de mer. Et lorsqu’en 1936, la loi belge accorde des congés payés aux travailleurs, eux aussi profitent des vacances pendant les mois les plus chauds. Vers 1980, le gouvernement de la communauté francophone belge instaure le 1er septembre comme premier jour d’école dans tous les établissements scolaires de la région francophone belge.