On vit une période difficile et d’une façon ou d’une autre, chacun est impacté
par l’explosion des prix et des factures d’énergie, les perpétuels rebonds du covid, les inquiétudes liées à la guerre en Ukraine et aux menaces de récession, les flots de réfugiés qui ne cessent de grossir – y compris à Uccle où une solidarité exemplaire continue à s’exprimer – et les tensions sociales qui s’exacerbent.
« L’hiver arrive et il sera long », disait l’autre. Il faut être lucides, solidaires et, surtout, ne pas céder à la morosité. Ne pas se recroqueviller. Continuer à bouger, à sortir, à se faire plaisir, à se changer les idées… Quitte à se montrer plus économes.

Nos restaurateurs ucclois, à qui nous consacrons un beau dossier dans ce numéro, ont vécu douloureusement la pandémie de coronavirus et certains
ne s’en sont pas relevés. Ils mettent aujourd’hui les petits plats dans les grands pour nous convaincre à nouveau de faire confiance à leur talent et beaucoup semblent heureusement y parvenir, à en juger par le nombre d’établissements qui ne désemplissent pas malgré la crise. Mieux : certains ont eu le courage, en ces temps incertains, de tenter l’aventure dans notre belle commune, en y ouvrant une première ou une nouvelle adresse. Ils sont ainsi plus d’une vingtaine à y avoir dressé le couvert depuis l’année dernière. Saluons leur audace, faisons- leur le cadeau de s’asseoir à leur table pour partager un moment de plaisir en amoureux, en famille, entre amis. Avant ou après un savoureux spectacle au CCU, pourquoi pas ?

Philippe Berkenbaum

Bonne lecture à vous !